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A
lire aussi:
Corse:
qui veut bâillonner
Amnistia.net?
Le
mensuel Corsica vole au
secours du président de
l'Exécutif
territorial
"Il faut sauver le soldat
Santini!"
Le
Conseil exécutif de Corse
a contacté
Amnistia.net:
le
conseiller de Monsieur Santini et
le document
invisible...
Conseil
économique social et
culturel de la Corse:
l'Exécutif multiplie
les pressions pour retarder le
vote!
PADDUC:
pourquoi le Conseil
exécutif de Corse
cherche-t-il à fuir le
débat
démocratique?
Notre
enquête en Corse,
publiée dans
Libération
La
vraie histoire du domaine de
Punta
d'Oru
Le
préfet Bernard Bonnet nous
raconte dans quelles conditions
il a délivré
l'autorisation de lotir à
l'actuel président de la
Collectivité territoriale
de Corse
Plan
d'aménagement de la
Corse
- Une
gifle pour le Conseil
exécutif!
Le
conseil des sites recommande:
revoyez votre
copie!
Menaces
de plaintes, mais aucun
démenti
argumenté
Amnistia.net
fait
le point!
Pourquoi
la Collectivité
territoriale de Corse a-t elle
fourni une cartographie aussi
petite qu'imprécise dans
le projet du Plan
d'aménagement?
Les associations
agréées de
protection de l'environnement
ABCDE et U Levante
ont adressé une lettre
ouverte aux membres du Conseil
des sites de Corse
Plan
d'aménagement de la
Corse: les terrains
"invisibles" de Monsieur Ange
Santini, gérant d'une
société
immobilière et
président du Conseil
exécutif de
l'île
"Désanctuarisation"
de la Corse: le mystère de
la bande
orange
Amnistia.net
a des doutes sur les informations
concernant monsieur Ange Santini,
le président du Conseil
exécutif.
Nous
en faisons part à nos
lecteurs
France
Bleu Corse Frequenza Mora, la
délation, la censure, et
Amnistia.net
Monsieur
Ange Santini, président de
l'Exécutif de Corse
dément, mollement, une de
nos informations
sans dire
un mot sur le reste de notre
dossier.
Amnistia.net
maintient tout ce qu'elle a
publié!
"Désanctuarisation"
de la
Corse:
Camille
de Rocca Serra, président
de la Collectivité
territoriale, Ange Santini,
président du Conseil
exécutif et
Jérôme Polverini,
président de l'Office de
l'Environnement ont réagi
aux informations publiées
par Amnistia.net
Sans les
démentir!
Plan
d'aménagement de la
Corse:
L'extraordinaire
destin des terrains du
président du Conseil
exécutif, du
président de l'Office de
l'Environnement et du cousin du
président de
l'Assemblée de
l'île.
Une passionnante histoire de
familles, d'argent et de
béton!
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Hier
après-midi, dimanche 11 janvier 2009,
Monsieur Ange Santini, le président de
l'Exécutif de la Corse a été
l'invité de l'émission "Cuntrastu"
sur France3 Corse.
"L'occasion pour moi d'évoquer les
grands sujets qui feront l'actualité en
2009: situation politique et économique,
PADDUC, PEI, finances de la CTC,
échéances électorales", avait
annoncé, sur son blog, le président
de l'Exécutif.
Nous
espérions donc qu'à cette occasion
Monsieur Santini aurait enfin accepté de
bien nous expliquer pourquoi il
menace,
depuis le mois de septembre, de porter plainte
contre notre
rédaction,
alors qu'à ce jour aucune notification ne
nous est parvenue. Et pourtant
quatre mois se
sont écoulés depuis la publication de
notre premier article, dans lequel nous affirmions
que des terrains situés dans un espace
protégé et appartenant à la
propre famille de Monsieur Santini, tout comme
à la propre société
immobilière du président de
l'Exécutif, avaient été
proposés au déclassement dans le
projet de Plan d'Aménagement et de
Développement Durable de l'île
(PADDUC), arrêté le 24 juillet 2008
par Monsieur Santini en personne.
Pourquoi
Monsieur Santini n'a-t-il donc pas porté
l'affaire en justice?
Pourquoi
Monsieur Santini, qui prétend que nos
informations sont des "calomnies", n'a-t-il donc
pas porté l'affaire en justice comme il
l'avait solennellement affirmé en
s'accaparant une demi-page de Corse-Matin le 25
septembre 2008? Pourquoi?
Nous
ne le saurons pas. Aucun des journalistes
présents sur le plateau de "Cuntrastu" n'a
cru opportun de poser la question au
président de l'Exécutif. Les
trois journalistes se sont contentés
d'écouter Monsieur Santini, qui sur un ton
bien agressif s'est déclaré victime
des "calomnies qui sont un poison qu'on distille
dans la société". En faisant
référence à notre
enquête, le président de
l'Exécutif a parlé "d'attaques
personnelles qui désignent des cibles". Et
de là d'expliquer que les récentes
menaces proférées à l'encontre
de l'Exécutif de la Corse de la part du FLNC
ne seraient rien d'autre que la conséquence
de la publication de notre enquête.
Parbleu!
Nous
nous permettons donc de bien souligner qu'aucune
attaque personnelle n'a été
publiée dans Amnistia.net. Nous
avons simplement affirmé que trois hauts
responsables politiques, tous encartés UMP,
porteurs du projet de Plan d'Aménagement et
de Développement Durable de la Corse,
voient
certains de leurs propres terrains "migrer" d'une
zone inconstructible, vers une zone qui n'est plus
protégée
dans le plan qu'eux-mêmes ont
proposé.
Aucune attaque personnelle. Nous
dénonçons un scandale!
Et
que s'est-il passé? Il s'est passé
que nous avons subi des intimidations, des
menaces. Il s'est passé aussi qu'on nous
a traités
de délateurs sur les ondes de France Bleu
Corse Frequenza
Mora,
l'antenne de Radio France. Et voilà que
maintenant, le président de
l'Exécutif prétend que nous nous
livrons à des attaques personnelles, en
désignant des cibles de surcroît. Et
voilà comment on étouffe un scandale:
on se place en victime et le tour est
joué!
Et pourtant, notre
enquête date de septembre
2008
Que s'est-il passé pendant ces longs
mois?
Le
seul argument qu'il nous oppose
Pour
tenter de contredire notre enquête, le
président du Conseil exécutif s'est
contenté de multiplier les
déclarations d'intention méprisantes,
allant jusqu'à affirmer
devant les élus de l'île le seul
argument qu'il nous
oppose.
Le seul. C'est un argument de caste, propre d'un
ordre social d'un autre temps. Jugez
vous-mêmes: "Parce que nous sommes tous
élus dans la même enceinte, parce que
nous sommes des pairs, je comprends encore moins
que l'on soit prêt à mettre en balance
la parole d'Ange Santini et celle d'un illustre
inconnu qui s'appelle Enrico Porsia". Quelle
arrogance, quel mépris. Mais, où sont
les arguments? Mis à part le fait que nous
ne serions pas dignes de la considération de
monsieur le président de l'Exécutif
et maire adjoint de Calvi, mis à part que,
effectivement, nous ne sommes même pas du
terroir, que nous ne sommes pas corses
Mais
où sont les arguments du président de
l'Exécutif?
Un
homme connu, important et
puissant!
Ce
ne sont pourtant pas les moyens qui lui manquent.
Monsieur Santini est un homme connu, un homme
important et
puissant!
Et il faut bien admettre que depuis la parution de
notre premier article, Monsieur Santini n'a pas
lésiné sur les efforts afin de tenter
de nous contredire. Sans y parvenir, car les faits
sont têtus. Quand même!
A
quoi donc a servi le travail que Monsieur Santini a
commandité à un
géomètre-expert? Il a
été en effet impossible à ce
professionnel, de ne pas arriver à la
conclusion qu'au moins 5.000 m2 de pinède de
Calvi, appartenant à la famille Santini, se
trouveraient déclassés dans le PADDUC
élaboré par l'Exécutif
territorial.
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Cette
publicité de la Collectivité
territoriale est affichée en pleine
page du mensuel Corsica du mois de
décembre 2008. C'est dans ce
même numéro que le mensuel a
publié une "enquête"
exclusivement à décharge du
président de l'Exécutif...
l'institution qui dirige la
Collectivité territoriale. A quel
prix a été achetée
cette page publicitaire?

La
même publicité de la
Collectivité territoriale est
affichée sur le blog du
président de l'Exécutif.
Décidément, Monsieur Santini
tenait beaucoup à la promotion de
la CTC en ce mois de décembre
2008

Et voilà, pas la peine d'acheter le
magazine, vous pouvez
télécharger l'article de
Corsica, directement depuis le blog
de Monsieur Santini. Il faut
reconnaître qu'après
s'être "mis à disposition de
la presse" qu'il a soigneusement choisie,
Monsieur Santini se charge aussi de sa
diffusion.

Un
cahier publicitaire de 12 pages du conseil
général de la Corse-du-Sud,
contrôlé par l'UMP, est
publié dans le même
numéro de décembre 2008 du
mensuel Corsica: autant d'espace
acheté au magazine par le conseil
général.
Combien
ont-ils dépensé les
responsables UMP pour se payer autant de
visibilité danc ce numéro du
mensuel Corsica?
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5.000
m2 déclassés dans la pinède en
bord de mer, c'est moins que le bon hectare et demi
qui, selon nos calculs, serait concerné par
la "désanctuarisation" dans le plan
d'aménagement arrêté par
Monsieur Santini. Nous maintenons nos informations.
Mais, même si on devait se ranger
derrière les conclusions du
géomètre-expert commissionné,
pour l'occasion, par Monsieur Santini, il ne
resterait pas moins que 5.000 m2, appartenant
à la famille Santini, ne seraient plus dans
un espace protégé. Or, 5.000 m2 en
pleine pinède de Calvi, un fois
"désanctuarisés", pourraient
facilement se négocier entre 100 et 150
euros le mètre carré. Entre un
demi-million et 750.000 euros le terrain nu.
Décidément, ce n'est pas de la
pacotille... c'est de l'argent!
Quand
Monsieur Santini se met à disposition de la
presse
Comme
nous l'avons déjà souligné,
Monsieur Santini est un homme important, il a
bien des relations et, décidément, il
sait les mettre à profit.
"Pour
apporter au public les moyens de se forger une
opinion, je me suis mis à la disposition de
la presse", déclare en effet sur son blog le
président de l'Exécutif. Il faut
admettre que Monsieur Santini est bien
modeste
car nous
attendons encore les réponses et la
documentation que nous avait promises monsieur
Cyril Ceccaldi, le propre conseiller du
président de
l'Exécutif.
Tout comme nos confrères de France3 Corse,
nous attendons des informations
complémentaires sur un extraordinaire acte
notarié produit par Monsieur Santini. Un
acte notarié qui n'a jamais
été enregistré à la
Conservation des hypothèques. Un acte
notarié concernant la localisation des
terrains de propriété de la
société immobilière dont le
président de l'Exécutif est l'heureux
gérant, et qui ne mentionne pourtant, ni le
nom de la SCI U Serenu, la société de
Monsieur Santini, ni le nom de ce dernier
Un
acte notarié qui serait néanmoins
censé contredire le fait que la SCI U Serenu
se trouve copropriétaire, avec la ville de
Calvi, d'un terrain en bordure de mer, dont une
partie est proposée au déclassement.
Pourquoi, tout comme nos confrères du
service public de France3 Corse, n'avons-nous pas
reçu de réponse à ces
questions? Et, ceci depuis des mois?
Nous
pouvons tranquillement affirmer que sa "mise
à disposition de la presse"
annoncée par le président de
l'Exécutif, ne nous paraît pas
immédiatement perceptible
En
réalité, Monsieur Santini n'a
trouvé qu'une seule publication qui a
accepté de se faire son avocat et a
tenté, bien maladroitement, de contredire
notre enquête.
Corsica
est appelé à la
rescousse
"C'est
le
travail qu'a notamment entrepris le magazine
Corsica",
explique le plus clairement du monde Monsieur
Santini sur son propre blog.
Il
est intéressant de remarquer que le
directeur de ce journal, Joseph-Guy
Poletti, avait qualifié notre enquête
de "délation" sur les ondes de France Bleu
Frequenza Mora.
Et ceci, deux mois avant que son magazine ne publie
une "contre-enquête"
dans laquelle,
malgré le volontarisme affiché, il
n'a pu écrire rien d'autre que: "Les
documents que M. Santini a mis à notre
disposition tendent à prouver que ces
terrains ne sont pas proposés au
déclassement". "Tendent à prouver":
le prouvent-ils, ou ne le prouvent-ils pas?
Où est le mensuel Corsica: dans
l'intention ou dans l'affirmation?
Une
chose est sûre, le
mensuel Corsica est contrôlé
à 96% par une société de
communication,
Médiacorse,
qui a comme très bon client la
Collectivité territoriale de Corse
l'institution dont Monsieur Santini est à la
tête de l'Exécutif!
Conflit
d'intérêts ou échanges de bons
procédés?
Dans
le numéro de décembre,
là
où le mensuel dirigé par Joseph-Guy
Poletti a publié la
"contre-enquête"
qui "tend à démontrer" que Monsieur
Santini n'a pas tort, la Collectivité
territoriale, dirigée par ce dernier, a
acheté une pleine page de publicité.
A quel prix?
Mais
ce n'est pas tout, dans ce même numéro
les lecteurs du mensuel Corsica ont eu droit
à un cahier publicitaire de 12 pages,
autant d'espace acheté au magazine par le
conseil général de la Corse-du-Sud.
Une institution contrôlée par l'UMP,
le parti de Monsieur Santini, mais aussi de deux
autres hauts responsables de la Collectivité
territoriale de Corse mis en cause dans notre
enquête.
C'est
embêtant, mais toute cette manne
publicitaire, émanant d'organes politiques,
atterrissant dans Corsica, un titre
contrôlé par une boîte de com
qui travaille avec la Collectivité
territoriale, n'est un gage ni
d'indépendance, ni de transparence
certaine.
Il
faut bien reconnaître que, encore une fois,
notre opinion diffère de celle du
président de l'Exécutif, qui
souligne avec force sur son blog: "Voici, en toute
transparence et pour clore - je l'espère -
définitivement cette polémique,
l'article de Corsica dans son dernier
numéro de décembre 2008". Et
voilà, pas la peine d'acheter le magazine,
vous pouvez télécharger l'article de
Corsica, directement depuis le blog de
Monsieur Santini. Il faut reconnaître
qu'après s'être "mis à
disposition de la presse" qu'il a soigneusement
choisie, Monsieur Santini se charge aussi de sa
diffusion. La diffusion d'un article publié
dans un magazine où la Collectivité
Territoriale a acheté une pleine page de
pub. Conflit d'intérêts? Non, on nous
accuserait d'exagération
Disons alors
échanges de bons
procédés.
Menaces
et déclarations insultantes
Nous
ne caricaturons pourtant pas les faits, si nous
nous permettons de rappeler que
lors
de la dernière séance de
l'année passée à
l'Assemblée de
l'île,
le président du groupe UMP a pris pour cible
notre publication, en proposant aux élus une
motion afin de dénoncer "les affabulations
calomnieuses d'un obscur organe de presse"
Des "affabulations calomnieuses" qui n'ont
été démenties par aucune
procédure judiciaire!
En
réalité, Amnistia.net a
été prise pour cible par le groupe
UMP à l'assemblée de Corse, car en
dénonçant des faits qui pourraient
s'apparenter à des tentatives de prise
illégale d'intérêts de la part
de trois hauts responsables UMP, notre
publication a commis un "crime de
lèse-majesté", résume sans
détours le Journal de la Corse. Dans un long
article, signé par Gabriel-Xavier Culioli,
l'hebdomadaire n'hésite pas à
définir "d'agitation indécente
produite par des élus paniqués par
l'adversité" ce qu'il s'est produit la nuit
du 18 décembre à l'Assemblée
de l'île quand, "les épigones corses
de Nicolas Sarkozy tentent à l'instar de
leur maître de museler les
médias".
Nous
espérions qu'hier après-midi, lors de
l'émission politique "Cuntrastu",
Monsieur Santini s'exprime sur toutes ces
questions.
Nous
espérions que le président du Conseil
exécutif tourne enfin le dos aux menaces
et aux déclarations insultantes pour se
focaliser, enfin, sur les arguments
Mais au
fait, en détient-il, des
arguments?
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